Bruno Dellinger est un Français rescapé des attentats qui ont détruit le World Trade Center.
Voici son histoire. Elles ressemble à une fiction mais pourtant elle est bien réelle. Cet homme a eu la chance de réchapper aux attentats du 11 septembre 2001. Dans son livre il raconte ce qu'il a vécu. Al'heure du crash il se situait au 47e étage d'une des tours du World Trade Center. Voici un extrait de son livre "World Trade Center, 47e étage":
"J'ai pourtant bien discerné qu'il s'agissait d'un avion... Au 47e étage du WTC, la magie, c'était avant tout le silence.
Soudain, j'entends le vrombissement strident des moteurs de l'appareil qui s'approche à toute allure de nous. Je ne comprends pas immédiatement, je relève la tête de mon ordinateur et l'impact d'une violence inouïe suit immédiatement. Trois secondes plus tard des tonnes de débris, des poutrelles d'acier, du verre, du kérosène, du feu, des corps peut-être, dégringolent devant nos yeux médusés.
Nous sommes choqués, l'inquiétude se lit sur les visages. Suzanne, d'ascendance irlandaise, a le teint d'un naturel très pâle, transparent, mais là, elle est livide. Jonathan, plus sanguin, exhorte sa collègue au calme pour masquer son propre trouble. Le bâtiment oscille violemment, Jonathan pense qu'il s'agit d'un tremblement de terre. Vingt secondes après l'impact, le bâtiment tangue encore si fort que je dois tenir Suzanne par les épaules pour éviter qu'elle ne tombe. « Ne vous inquiétez pas, c'est sûrement un avion qui s'est écrasé contre le bâtiment. » Je ne mesure pas l'absurdité de ma remarque. Au fond de moi, je me dis que c'est un crétin qui a fait une erreur de pilotage, qui a explosé son avion de tourisme sur le bâtiment. Comme le bombardier qui s'était écrasé en 1945 sur l'Empire State Building : quatorze morts, pas de quoi paniquer. Ce qui est bête, c'est qu'on va perdre plusieurs jours de travail.
Jonathan et Suzanne ouvrent la porte d'entrée pour essayer de comprendre, déjà le couloir est enfumé, infesté d'une persistante odeur de kérosène. Ils aperçoivent notre voisine, une rescapée de l'attentat de 1993 qui s'enfuit en courant. Ils ne m'entendent même pas leur dire d'évacuer. Ils ramassent deux ou trois affaires, Suzanne attrape son sac d'une main, son thé et la banane de son petit déjeuner dans l'autre, et ils sont dans le couloir."
Voici son histoire. Elles ressemble à une fiction mais pourtant elle est bien réelle. Cet homme a eu la chance de réchapper aux attentats du 11 septembre 2001. Dans son livre il raconte ce qu'il a vécu. Al'heure du crash il se situait au 47e étage d'une des tours du World Trade Center. Voici un extrait de son livre "World Trade Center, 47e étage":
"J'ai pourtant bien discerné qu'il s'agissait d'un avion... Au 47e étage du WTC, la magie, c'était avant tout le silence.
Soudain, j'entends le vrombissement strident des moteurs de l'appareil qui s'approche à toute allure de nous. Je ne comprends pas immédiatement, je relève la tête de mon ordinateur et l'impact d'une violence inouïe suit immédiatement. Trois secondes plus tard des tonnes de débris, des poutrelles d'acier, du verre, du kérosène, du feu, des corps peut-être, dégringolent devant nos yeux médusés.
Nous sommes choqués, l'inquiétude se lit sur les visages. Suzanne, d'ascendance irlandaise, a le teint d'un naturel très pâle, transparent, mais là, elle est livide. Jonathan, plus sanguin, exhorte sa collègue au calme pour masquer son propre trouble. Le bâtiment oscille violemment, Jonathan pense qu'il s'agit d'un tremblement de terre. Vingt secondes après l'impact, le bâtiment tangue encore si fort que je dois tenir Suzanne par les épaules pour éviter qu'elle ne tombe. « Ne vous inquiétez pas, c'est sûrement un avion qui s'est écrasé contre le bâtiment. » Je ne mesure pas l'absurdité de ma remarque. Au fond de moi, je me dis que c'est un crétin qui a fait une erreur de pilotage, qui a explosé son avion de tourisme sur le bâtiment. Comme le bombardier qui s'était écrasé en 1945 sur l'Empire State Building : quatorze morts, pas de quoi paniquer. Ce qui est bête, c'est qu'on va perdre plusieurs jours de travail.
Jonathan et Suzanne ouvrent la porte d'entrée pour essayer de comprendre, déjà le couloir est enfumé, infesté d'une persistante odeur de kérosène. Ils aperçoivent notre voisine, une rescapée de l'attentat de 1993 qui s'enfuit en courant. Ils ne m'entendent même pas leur dire d'évacuer. Ils ramassent deux ou trois affaires, Suzanne attrape son sac d'une main, son thé et la banane de son petit déjeuner dans l'autre, et ils sont dans le couloir."

